
Les territoires des Cris se situent dans le bassin de la Baie-James, entre la forêt boréale et la taïga. Dans cette région peu propice à l'agriculture, les Cris nomades ont développé de grandes compétences en matière de chasse, de trappe et de pêche, ainsi qu'une volonté farouche de protéger l'environnement. Après avoir été des acteurs de premier plan dans la traite des fourrures ,ils ont également été au centre de négociations, en 1975,avec les gouvernements fédéral et provincial concernant l'exploitation hydroélectrique de leur région, marquant ainsi un tournant décisif dans leur mode d'autogestion. Les cris du Québec ont, depuis, pris en charge leurs intérêts et accédé à une importante croissance économique.
Les neuf communautés, qui regroupent la presque totalité des 13027 Cris, sont dispersées dans la région la plus nordique du Québec encore accessible par la route. La plus récente de ces communautés, Oujé-Bougoumou, inaugurée en 1993, s'est vu décerner un prix par l'ONU pour son architecture, qui marie admirablement modernité et tradition. Deuxième nation en importance au Québec sur le plan démographique (on trouve également des Cris en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan), la majorité de la population parle le cri et utilise l'anglais comme seconde langue. Les jeunes sont toutefois de plus en plus nombreux à s'initier au français.
Forts d'un long héritage culturel, les Cris sont des experts dans la confection de vêtements et de gants en peau d'orignal, magnifiquement ornementés de perles et de broderies. Quant aux fameux appelants -oiseaux servant d'appeau- qu'ils fabriquent en brindilles de mélèze, ils sont devenus de véritables objets de décoration. La sculpture, la peinture et la musique sont également des domaines dans lesquels brillent de nombreux artistes cris.
Chisasibi - Eastmain - Mistissini - Nemiscau - Oujé-Bougoumou - Waskaganish -